Lorsque j’ai décidé de devenir peintre, il y avait un conflit entre la scène artistique en France
et mes préoccupations iraniennes. D’un côté, il y avait l’histoire de l’art occidental qui avait fait
ses racines depuis plusieurs siècles et de l’autre, un climat de post-révolution iranienne,
de guerre, de violence et d’exil.
C’est dans cet entre-deux que j’ai commencé à peindre, c’est à dire à m’intéresser aux choses et à
leurs possibles représentations. Et c’est en fréquentant l’atelier de Giuseppe Penone aux Beaux-
Arts de Paris que j’ai découvert l’Arte Povera dont le processus consiste principalement à rendre
signifiant des objets insignifiants.
« Les cartons transportent de la mémoire. N’y a-t-il que des exilés pour émettre de tels concepts? »
(extrait du texte de Christophe Donner )




















































































