apollo 11

Acrylique et spray sur toile, 100 x 155 cm, 2015

Le 20 juillet 1969, un peu avant 22h, [1] toute activité terrestre est suspendue, car d’un moment à l’autre, un homme posera les pieds sur la lune et déclarera : "un petit pas pour un homme, mais un grand bond pour l’humanité".

L’activité terrestre est suspendue par l’immensité du passage d’un espace saisi (la terre) à un espace non saisie (la lune), tel qu’il est décrit par Condillac dans son Traité des sensations :

l’immensité se perçoit par le passage de l’espace saisie à des espaces non saisis.

puis réévalué par Victor Cousin dans la quatrième leçon, intitulée Esthétique transcendantale de son Leçon sur la philosophie de Kant :

D’abord il ne faudrait pas dire percevoir, mais concevoir ; car on n’aperçoit pas ce qui n’a aucune forme déterminée, aucune limite ; on le conçoit. Ensuite ce n’est pas l’immensité que nous concevons mais l’espace immense : l’immensité est la qualité abstraite de l’espace. Mais peut-on dire que nous croyons concevoir l’espace immense ? Avons nous, oui ou non, la conception d’un espace infini, sans limite ? Telle est la question et non si nous croyons ou pas avoir cette conception.